Un guide gratuit pour créer une animation sur le thème des langues étrangères pour son entreprise
Fondation, une animation pour l’entreprise exportatrice

Le programme
Module journée I – généralités
1-Les obstacles ou comment lever « la barrière des langues »
Comprendre :
- Pourquoi apprendre une langue étrangère
- Votre parcours linguistique et langagier
- Les continuums et convergences linguistiques
- Identifier les freins, les comprendre et les dépasser
- Animation « parlons douze langues »
2-Une stratégie langue, une méthodologie
Organiser, préparer, construire
- Apprendre à s’autoévaluer gratuitement
- Bâtir une stratégie “langue” optimale (objectifs, gestion du temps, budget…)
- Viser l’efficacité et la rentabilité
- Mémoriser, entretenir, réactiver (trucs et astuces)
Module Journée II
3-Créer son parcours et sa Toolbox de supports
- Exemple de schéma d’une toolbox
- Comment bien choisir ses applications et supports
4-Apprendre une « langue des affaires »
- Mythe et réalité
- Présentation de supports
- Choisir ses langues pour l’export
5-Incorporer la dimension interculturelle, le mode d’emploi des langues
- Animation « comprendre les compétences et savoirs nécessaires »
Modules de personnalisation
Cette partie n’est pas incluse dans cette publication, car il s’agit d’un travail de « coaching » personnalisé à confier à des spécialistes et revisitant les éléments des deux journées pour établir un parcours individuel.

1-Les obstacles ou comment lever « la barrière des langues »
Il est important dans ce module de faire parler les intervenants pour qu’ils puissent exprimer leurs difficultés et expériences pour un partage à effet thérapeutique. L’animateur veillera à l’expression de chacun des participants (tour de table, invitations ciblées sur les « silencieux »…)
Comprendre
Pourquoi apprendre une langue étrangère ?
Un atelier avec lequel on cherchera à évoquer les motivations de chaque participant(e) et celles à envisager. Les liens suivants peuvent compléter l’apport d’expériences personnelles, en particulier les points de vue de locuteurs natifs de l’anglais :
Pas de confessions difficiles dans ce premier atelier pour briser la glace. Objectif double : habituer dès le départ toute l’audience à s’exprimer et initier un partage d’idées de motivation, moteur essentiel de l’apprentissage d’une langue.
Votre parcours linguistique et langagier
Un atelier d’expression individuelle où chacun partagera son histoire langagière (études, voyages, famille bilingues…) et les difficultés rencontrées. Objectifs : faire comprendre que d’autres ont rencontré les mêmes galères ou échecs et présentation individuelle des participants. Le groupe devient plus proche.
Les continuums et convergences linguistiques
Montrer des similitudes français, espagnol, catalan ou danois, norvégien, suédois ou encore les caractères chinois communs aux langues japonaise, coréenne et chinoise. C’est l’intercompréhension des langues.

Évoquer ici les facilités éventuelles d’apprentissage issues de l’intercompréhension de familles de langues, mais prévenir aussi du piège des langues jugées faciles pour cette raison et pour lesquelles beaucoup baissent la garde au lieu de construire une forte stratégie d’apprentissage.
Sans connaître l’italien, que pouvez comprendre ici ?

Le locuteur français a donc des atouts ! La langue française dans le monde (en bleu) et l’appartenance à la famille romane (autres couleurs) à l’intercompréhension utile. L’existence de l’espagnol et du portugais sur le continent américain (y compris aux USA pour l’espagnol) est toutefois un formidable atout pour un apprenant français œuvrant dans cette zone géographique !

La facilité de l’espagnol, appréciée des élèves à l’heure du choix de matière, peut être un piège quand il s’agira d’aborder d’autres langues. De plus, démarrer avec une langue plus « difficile » prépare psychologiquement mieux à apprendre toute autre langue et incite l’apprenant à affûter avec plus de sérieux sa stratégie d’apprentissage. Après l’étude du chinois, même plus peur des autres…
Montrer aussi des exemples de zones linguistiques qui n’épousent pas les frontières.

Profitez-en pour présenter aussi la réalité des langues dans le monde différente de la vision ethnocentriste à la française.

Un autre classement, Worlddata avec le nombre de pays utilisant une langue
Identifier les freins, les comprendre et les dépasser
Nous avons réalisé deux sondages à 25 ans d’intervalle et on retrouve toujours les mêmes freins à l’apprentissage…
Deux parties : l’évocation des environnements toxiques à la française et l’atelier d’expression des objections. Pour ce dernier (la foire aux idées reçues) on utilisera un simple tableau pour exorciser les blocages en les faisant inscrire (inciter les participants à puiser dans leurs vécus) dans une première étape puis répondre au cas par cas en incluant les éléments éventuellement absents de la liste. Quelques arguments et idées sont indiqués pour apporter les premières réponses à ces sempiternelles objections.
Approche environnementale : les études
- L’environnement à la française ou l’idéologie du diplôme que l’on retrouve avec force dans le CPF qui n’accepte que les formations « diplômantes ». Des cours de conversations ne le sont pas.
- Note couperet, la peur de parler
- L’offre pauvre, le monolinguisme ambiant anglais des « langues étrangères »
- Motivation: choix des enfants, choix des parents (et les mauvaises raisons)
- Temps de parole effective en une année, lenteur de progression
- Nombre de professeurs natifs ou de « lecturers »
- Liberté pédagogique
- Idées fausses sur l’apprentissage des langues acquises très tôt à l’école ou dans l’imaginaire des parents
- L’importance de l’écrit et la pédagogie « latine », le TOEFL syndrome (apprendre à l’avoir plus que pouvoir parler l’anglais ou l’art de passer des examens en mode « main » au lieu de « langue » où, obnubilé par le concours, on potasse des manuels pour le réussir au lieu de parler la langue ! Constatez la part caractéristique de l’oral pour cet examen :

Approche environnementale : l’entreprise

- Ne pas rester sur les acquis, les besoins ou l’offre et la stratégie langue de l’entreprise
- Les langues, le truc en plus
- Les langues, la formation longue par excellence…
- Les « langues des affaires », le mythe qui fait gonfler les factures de la formation
- La pression de la demande ou de la hiérarchie
- L’évolution de l’entreprise (à l’export, ça évolue au fil des ans et des conjonctures)
- Les critères de recrutement, d’un niveau d’anglais qui ne sera pas utilisé et l’oubli du potentiel d’apprentissage pour évoluer sur d’autres langues que l’anglais (l’export qu’en anglais, c’est « has been » en termes de concurrence sur la plupart des secteurs d’activités)
- Les langues étrangères sont votre capital, l’esprit du CPF ou ne pas tout miser sur l’entreprise
Approche environnementale : la maison/vie personnelle
- Travail à la maison/entreprise (je ne fais rien, c’est l’entreprise qui doit payer et pendant les heures de travail)
- Vie et développement personnel, les langues, un capital qui vous appartient
- Stéréotypes, vision du monde, bulle ethnocentrique française
- Santé et mémoire, un développement à prévoir
- Gestion du temps privé/travail/loisirs/tâches domestiques/développement personnel
La foire aux idées reçues ou les principales objections à faire apparaître sur le tableau
Il faut commencer l’anglais très jeune.
Voir l’âge aux Pays-Bas, bien connus pour ses compétences en langue anglaise…

Notre article sur le sujet : apprendre une langue étrangère très tôt, la solution miracle ?
Quelques éléments à retenir :
- Les adultes ont de meilleurs capacités à apprendre, mais les plus jeunes ont plus de temps libre.
- La retraite apporte du temps libre et l’étude des langues permet de bien conserver ses capacités mémorielles.
- Une période d’adaptation est normale pour un adulte qui se met à réapprendre en mode scolaire
- L’âge idéal pour commencer à apprendre une langue est vers 13-14 ans et leurs études ne s’arrêtent pas à la fin de celles-ci, vous avez toute une vie pour les accumuler (1 langue pendant deux ans, 5 langues acquises dans dix ans…)
- Commencer par l’anglais est un pré requis pour beaucoup. Or, ce n’est pas forcément la bonne stratégie ! Le choix de l’anglais première langue est massive et chacun peut en voir le résultat en fin de scolarité…
Les Français sont nuls !
Il est vrai que la méthode Coué a été inventé en France et à l’évidence elle marche bien ! Les articles marroniers sur ce thème sont récurrents pour flatter, je suppose, une vision du village gaulois (qui parlait celte…) exemple de résistance à l’envahisseur étranger.

Notons dans le tableau ci-dessous des meilleurs de la classe, des pays où l’anglais est une langue officielle ou de la même famille germanique. Faites le test pour la connaissance de l’espagnol et vous découvrir qui sont les pays crasses en langue étrangère ! Les seuls pays méritants sont donc la Pologne (avec plus d’un million d’émigrés dans les îles britanniques avant le Brexit) et la Finlande. Que dire des Anglais en langue étrangère ? Au niveau du fond de la fosse des Mariannes sur le schéma ? Les Français de Londres sont-ils moins bons que les autres ?

La société française, un frein à l’apprentissage ? Notre article sur ce sujet
À retenir :
- Viser la communication, pas le résultat académique, pour une efficacité sur le terrain
- Travailler l’écoute (travail de l’oreille) et la répétition à voix haute. N’écoutez pas les sirènes alarmistes des médias et écoles pour vendre leur salade ou encore l’argument de la bande passante en mode marketing Tomatis qui est déformé de son contexte (les Anglais ont la plus grande bande passante selon ces études, mais sont les plus nuls de la classe…)
- Nul, c’est connaître O mot d’une langue, en connaître 50, c’est progresser !
- Ne soyez pas la victime naïve du marketing « langues étrangères » qui exploite le filon
Les slaves (ou autres étrangers) sont nés « bons en langue »

Mettons par contre en avant la souplesse mentale d’adaptation de locuteurs aux langues bien vivantes et aux variantes nombreuses comme en Allemagne, Espagne, Belgique, Suisse, Italie…, capacité que le monolinguisme à la française a fait disparaître et en engendrant aussi la peur de l’erreur, facteur primordial de l’apprentissage (on encourage les tout-petits avec sourire, mais on critique les grands qui apprennent). Une « variante », hors de France, n’est pas une erreur.

Notons aussi que le tout anglais donne, à l’image de la situation linguistique anglo-saxonne, un handicap maintenant largement reconnu par ces pays…
J’ai peur d’être ridicule
« On dit que le ridicule tue. Est-ce vrai ? Pas du tout! Regardez autour de vous, il n’y a que des gens bien portants. » L’humoriste Raymond Devos à votre secours…
Cette peur du ridicule entre Français se retrouve aussi en situation à l’étranger alors que les locaux apprécient les essais balbutiants d’un ou d’une qui fait l’effort d’apprendre sa langue (sauf les pays à la suffisance reconnue comme les Anglo-Saxons pour un truc pour lequel ils sont généralement les cancres mondiaux de l’exercice, mais méga-vexant quand ils découvrent lors d’un voyage en Europe que tout le monde parle plusieurs langues sauf eux, les vrais gros nuls…)
Le « perfectionnisme à la française » en langue fait bien des dégâts pour l’apprentissage d’une langue étrangère et les habitudes de notes « couperet » ou ricanements idiots ont la vie dure en France. Bien au contraire, pour bien apprendre, il faut se la jouer théâtrale en parlant « exagéré » pour bien accrocher les accents et prononciations et s’exercer à voix haute pour favoriser la mémoire réflexe des lèvres (d’où l’importance de parler souvent !). Le vélo, vous l’avez appris avec votre cerveau et maintenant votre corps agit en mode réflexe. Pareil pour les langues !
Son accent français l’a-t-il empêché de réussir ?
Je ne suis pas fluent en anglais !
Avez-vous besoin d’un niveau parfait ? Envisagez-vous une carrière d’espion en immersion complète? Pensez-vous que tous les locuteurs natifs de l’anglais maîtrisent tous leur langue et comprennent toutes les variantes régionales ? Un premier élément à retenir est que chaque niveau apporte des bénéfices. Le second est qu’apprendre une langue est aussi un process très progressif et long que même un académicien a dû suivre pour le français. Donc rien ne sert de courir ni de se décourager !
La définition de « fluency » est d’ailleurs très vague et à géométrie variable et n’a rien à voir avec la perfection du langage. Les vrais polyglottes ont d’ailleurs généralement une attitude réservée sur leur « fluency » (à l’exception de quelques Youtubeurs qui cherchent à faire le buzz) tout simplement parce qu’ils ont toute une gamme de niveaux variable selon les langues et usages et qu’ils trouveront de toute façon toujours meilleur qu’eux dans une langue.
L’important dans ce domaine est la régularité de la progression sans se préoccuper d’hypothétiques paliers miraculeux (et sans s’occuper de comparaison ou examens couperets, il s’agit de développer votre capacité à communiquer, la grande absente des programmes scolaires) pour arriver dans un premier temps à ce simple niveau à l’efficacité réelle sur le terrain :
Je “parle une langue” est alors la capacité de communiquer pour un usage de base. Je peux faire des achats, utiliser les transports, séduire une personne, indiquer une direction, débattre un prix, répondre au téléphone…
Cette phase accomplie (à accompagner d’une immersion) est le socle fondamental sur lequel va s’accumuler plus facilement des connaissances additionnelles et mener à la « fluency » sans dramas, chacun à son rythme et en fonction des opportunités linguistiques. Attention, la grammaire ou l’art de construire des phrases, ne doit pas être écartée (sauf au tout début) pour une progression effective et sortir du mode « perroquet » et de ses répétitions de phrases toutes faites, marque de fabrique des applications.
Les étrangers parlent trop vite, je ne comprends pas, je ne suis pas compris
À propos de l’anglais, vous avez été arnaqués depuis le début de vos études. L’anglais réellement parlé dans la vraie vie n’est pas celui que vous avez appris (RP) et ne vous servira pas à grand-chose (à part écouter la BBC) mais surtout pas à comprendre le paysage linguistique de la Grande-Bretagne et encore moins ceux des autres pays anglophones… Votre oreille est d’autant moins formée qu’on a focalisé vos études principalement sur une langue (anglais) et une prononciation parlée par une partie infime de la population locale. L’exposition à des langues et accents très différentes vous auraient permis de faire travailler votre cerveau et oreilles pour acquérir « l’élasticité » et la capacité d’écoute qui vous manquent.
La deuxième raison est que trop de scolarité ou de formation académique en mode lent et au vocabulaire épuré ne vous a pas préparé à la réalité du terrain. Les manuels, ce n’est pas la vraie vie ! D’où l’importance de l’écoute à fond de vidéos locales non scolaires et de conversations avec des natifs divers et variés comme :
L’écoute de Rosé des Blackpinks (qui est australienne) avec son accent marqué, mais plutôt clair.
Did you get it, la fraude des cours d’anglais scolaire ?
Pour travailler l’écoute, ce site avec du langage de rue !
Les langues trop difficiles
Nul besoin d’être Einstein pour apprendre une langue. Motivation, régularité et immersion sont, par contre, indispensables ! Une langue comme le chinois (mandarin) réputé difficile, par exemple, est bien plus facile que le français sur bien des aspects (grammaire squelettique) mais long pour l’écriture. Nous avons d’ailleurs noté que même des enfants de 3 ans en Chine sont capables de l’apprendre, c’est dire…
Apprendre une langue n’est pas une question de QI, mais de temps à consacrer. Le tableau suivant pertinent pour un locuteur de l’anglais illustre bien cet aspect :

Un environnement idéologique plane sur beaucoup de langues comme celle du chinois au milliard de locuteurs. Les mauvaises méthodes éventuelles pour aborder ces langues sont aussi en cause… Exemples : les redoutables déclinaisons allemandes sont faciles si vous utilisez le bon truc (apparemment interdit de séjour à l’école française) ou 15 jours de mandarin avec « les petits mandarins » et vous ne direz plus que cette langue est « difficile » à apprendre (mais longue en raison de l’écriture).
Chaque langue a ses facilités et difficultés, mais toutes sont abordables si on a la bonne motivation !
J’ai pas le temps !

3H47 de télévision par jour
1H53 pour une session jeu vidéo
1O/3O/60 minutes (au choix) nécessaires par jour pour un cours de langue
Astuce pour trouver du temps :

Astuce pour polyglotte :

En réalité, on peut faire de réel progrès avec 10 minutes par jour. Le modèle de la fourmi est le seul efficace en langue.
Je ne retiens rien !

Apprendre une langue demande de la mémoire. Le truc encourageant est qu’apprendre les langues développent votre mémoire ! Il faut donc commencer par comprendre les mécanismes mémoriels sur lesquels s’appuient aujourd’hui les concepteurs d’applications langues dont le SRS décrit en début d’article.

On retiendra principalement le principe de la répétition espacée (SRS en anglais) où un mot nouveau s’efface de la mémoire à court terme, mais s’inscrit avec le temps dans celle à long terme en cas de répétition.

Bien apprise et ancrée dans la mémoire à long terme, une langue « oubliée » revient en un mois ou deux de travail spécifique (les méthodes Assimil sont très efficaces pour ça). Donc, vous pouvez mettre de côté l’apprentissage d’une langue pour reprendre quelques années plus tard.
J’en ai besoin pour demain !
Du coup, j’abandonne ? Tout petit, on a mis des mois et des années pour apprendre le français dans un environnement permanent d’écoute et d’usage. Une langue étrangère, c’est la même chose, il faut du temps, de la patience et prévoir. Une pression que souvent l’entreprise utilisent avec tort, car les langues sont des formations très longues et progressives. Il faut anticiper et préparer en s’appuyant plus sur les potentiels d’apprentissage que les niveaux (on recrute trop souvent avec des exigences de niveaux qui ne serviront pas et qu’il faut de toute façon entretenir). Les langues sont des compétences solidaires et non pas principales et que tous peuvent acquérir à tout moment et ne doivent pas biaiser un recrutement pour cette raison (sauf si vous engagez un prof de langues). C’est le syndrome bien connu des multinationales à l’anglais langue interne et où la compétence se résume d’abord à la langue ce qui incite à ne pas forcément recruter les meilleurs dans leurs métiers et démotivent les locuteurs non natifs de l’anglais.
Le marketing « langues » profite de cette demande avec des promesses de rapidité, mot qu’il faut bannir quand vous apprenez une langue (à commencer par le français, votre langue natale alors que vous avez été en immersion permanente pour l’apprendre…) Une fois de plus, ne soyez pas crédule !
Je n’avance pas !

Tous les apprenants ont connu l’effet « plateau » où, après une période de croissance, les choses n’avancent plus et le découragement se pointe… C’est tout à fait normal !
L’apprentissage d’une langue n’est pas un long fleuve tranquille, mais une suite de périodes d’euphorie et d’abattement qui se succèdent, car les difficultés varient selon l’avancée, votre environnement ou votre motivation personnelle (en général à géométrie variable).

Pour bien comprendre l’origine de cette sensation, il est nécessaire de se poser les bonnes questions (et revoir éventuellement ses choix) tout en n’oubliant pas que l’apprentissage est individuel et doit pouvoir coller à votre personnalité pour obtenir des résultats tangibles…

Exemple de réponse à ce problème, ce cours d’italien en cuisine où non seulement le vocabulaire de la cuisine s’apprend naturellement, mais la motivation est en mode « boost ».

Pour d’autres, l’action commando vous fera avancer (un temps seulement) !

Avez-vous le bon professeur ?
La plupart du temps, ils vous ont été imposés. À l’heure du web 2.0, la donne a changé, c’est vous le patron. Mais le Français trop orienté dans un univers de formation-carcan a perdu l’habitude de faire ses propres choix de formation ou est trop influencé par son émotivité à l’heure de la décision (le prof sympa, l’enseignante attirante…) d’où de fréquentes erreurs de casting !
Avez-vous les bons réflexes pour apprendre ?

Votre objectif n’est-il pas trop haut ? trop près ? Trop rapide ?
Il est important de faire la politique des petits pas et de fixer des objectifs faciles et encourageants quand ils sont atteints. En langue, c’est la régularité qui paye (on est dans l’univers du lièvre et de la tortue). Vous irez bien plus loin et sans trauma avec 10 minutes par jour que des gros week-ends en mode prépa (en particulier pour le vocabulaire). 5 mots nouveaux par jour font en un an la moitié (1725) d’une base de « fluency ». C’est dans ce domaine que les applications sont terriblement efficaces (et sans avoir besoin de cours).

Êtes-vous curieux du monde ?
S’intéresser à l’histoire, la géographie ou la linguistique apporte un environnement cognitif qui aide à l’apprentissage. De nombreuses vidéos sur Youtube, par exemple, vous permettent de plonger dans la culture, une activité passionnante et parfois ludique. C’est une grave erreur de négliger cet aspect et il est d’ailleurs conseillé d’y avoir recours (comme pour les chansons dans la langue apprise) pendant les périodes de plateau pour répartir gonflé à bloc !

Êtes-vous motivé ?
Ce facteur clé de l’apprentissage ne doit pas être confondu avec le besoin ou la nécessité.

Comment gérez-vous votre temps ?
Je n’ai pas de budget

Premier réflexe, oubliez la litanie à la française « c’est l’entreprise qui paye ». Soyez adulte et indépendant en gérant vous-même votre apprentissage tout au long de votre vie sans compter sur elle pour tout.
Si l’entreprise est une source de financement (CPF ou pas), il existe d’autres ressources dont le gratuit (apps ou cours web), des applications à 5 euros par mois, des cours d’anglais individuels en ligne à 10 euros (la mondialisation est passée par là).
Pas de budget, c’est pour les langues, coté smartphone et fringues, on en trouve plus facilement !
Autres ? Babysitter, boulots saisonniers à l’étranger, librairies, campus étudiant, sites web « tandem » de conversations, associations culturelles, échange de service avec un voisin étranger (vous enseignez le français, vous apprenez sa langue)…
L’anglais suffit.
Un peu de psychologie inversée :
- Vous êtes un étranger en France et ne parlez que l’anglais. Quels sont les inconvénients pour vivre, travailler, rencontrer… ?
- Vos sources d’informations sur le pays ne sont que celles dans votre langue, l’anglais. Pensez-vous manquer quelques données ?
- Vos concurrents parlent le français. Qu’en pensez-vous ? Est-ce un avantage concurrentiel ?
Le monde des langues est façonnée à l’aune du softpower de l’anglais, mais la réalité et bien différente !



Wake-up, un Anglo-Saxon parle aux Anglos-Saxons… Un truc à traduire d’urgence pour bousculer les certitudes françaises sur le sujet.

Animation « parlons douze langues »
Il existe des jeux spécifiques pour les langues étrangères. Nous utilisons celui d’Assimil, l’excellent délirolinguo, mais qui ne se trouve plus qu’en occasion. Komunikado est un nouveau jeu achetable en ligne peut être aussi utilisé.

Nous adaptons les jeux, en retirant des cartes ou en simplifiant des règles pour une session plus fluide, mais en conservant l’aspect ludique et l’activité principale d’expression orale. Ces jeux permettent d’utiliser des phrases ou mots simples de langues (inconnues de beaucoup) pour briser le mythe des langues. Trois objectifs ici, faire comprendre que tout le monde peut apprendre toute langue, cimenter le groupe par le jeu et briser la barrière de l’expression (oser parler) dans une langue que l’on ne connait pas ou mal, le tout dans une bonne ambiance…
2-Une stratégie langue, une méthodologie
Organiser, préparer, construire/agir
Trop souvent l’apprenant n’est que le suiveur d’une méthode imposée à l’école ou en formation. Bien au contraire, il doit être actif dans sa démarche et créer lui-même son parcours. Cette deuxième partie, par ses idées et exemples, doit l’inciter et aider à prendre de bonnes décisions pédagogiques adaptées à son cas.
L’apprenant est ici dans l’écoute et l’intervenant doit faire attention (et prévenir à l’avance) à ne répondre qu’aux questions et demandes d’éclaircissement « générales » car le temps est très limité (une après-midi de travail). À l’expérience, cette partie du programme sans atelier et débat est celle ou fusent de multiples questions, la plupart en mode « perso ». 10 à 15 personnes avec chacune une réponse personnalisée à faire n’est pas possible à cette étape. La seconde journée (personnalisation) est justement là pour répondre à cette attente !
Apprendre à s’autoévaluer gratuitement
Pour établir une bonne stratégie, il est important de connaître ses forces et faiblesses en toute objectivité. Un outil gratuit en mode auto-évaluation existe, celui du CERL. Il s’appuie sur le principe des compétences « terrain », c’est-à-dire ce que vous êtes capable de faire en termes de communication concrète. On est donc loin des examens académiques, pas de notes et de comparaison avec d’autres !

Le CECR, qui porte plusieurs noms (en anglais Common European Framework of Reference for Language skill), est le cadre européen du classement lettre+chiffre à l’usage généralisé. Si ce système de classement a bien été adopté, on a trop souvent occulté l’esprit pragmatique d’origine pour ne conserver que le classement en mode administratif…
Demander à chacun l’exemple d’une compétence manquante dans la catégorie la plus proche de son niveau. Ne surtout pas faire de comparaison de niveaux entre les participants pour bien montrer que cela n’a aucun intérêt (pas de notes)! et que les parcours sont personnels (on n’est pas en compétition sur une piste d’athlétisme…)
Utilisez le lien suivant (c’est gratuit…) pour que les participants examinent les compétences en déterminant lesquelles manquent à un niveau pour connaître les aspects à travailler en priorité !
Plus d’informations et liens dans l’article : Quel est mon niveau ?
Un complément de l’état des lieux se fait avec l’analyse SWOT (avec laquelle chacun et chacune doivent réfléchir à ses opportunités et freins possibles. Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats (en français : forces, faiblesses, opportunités et menaces). Donner un exemple comme « j’ai deux gamins de moins de dix ans à la maison » pour les menaces 😃

Bâtir une stratégie “langue” optimale (objectifs, gestion du temps, budget…)
Réfléchir à son capital au long terme de langues étrangères
Envisager des choix possibles (5 par exemple) de langues « besoin », « loisirs », « challenge », « voyages »et en définissant un niveau à atteindre (A1, C2,…). Ne pas avoir peur ici de mêler rêve et réalité et de partir en voyage dans sa tête, car tout est possible ! C’est ici qu’il faut aussi réfléchir à un plan à long terme (deux langues pendant les études, une initiation d’une troisième à la maison, une formation professionnelle pour démarrer une quatrième, des voyages d’immersion…)
Pour choisir des langues, les apprenants devront faire appel à des sources descriptives pour les connaître et trouver également des motivations convaincantes, éléments moteurs et fondamentaux :

Les langages de l’humanité, un index des langues
Rassembler les ingrédients nécessaires! Un seul qui manque et c’est le flop assuré !

Le plan de vol, c’est savoir où on va, connaître et ses objectifs, une méthodologie…

- Fixer des objectifs faciles et réalisables selon budget, temps libre…
- Reprendre le tableau complet du CECR pour envisager de remplir toutes les cases (compétences) d’un niveau non complété.
- Déterminer les plages horaires sur l’année, mois, semaines et journée et répartir l’effort.
- Planifier ensuite une routine journalière à suivre (attention aux « trous » qui sont défavorables à la mémoire à long terme recherchée).
- Prévoir des pauses (tous les trois semaines, par exemple).
- Viser « très modeste » pour réellement l’effectuer !
- Prévoir aussi des doublements de travail pour les compétences peu familières.
Choisir une méthode de base structurée et adaptée à votre niveau actuel:
Il est important de structurer votre apprentissage autour d’une vraie méthode qui vous donne un fil conducteur et un objectif de base. Ce peut être une méthode « papier », des cours en présentiel ou en ligne avec un véritable enseignant (pas un touriste…) ou une rare application qui propose une formation complète. Les excellentes méthodes Assimil sont aussi conseillées pour un redémarrage d’une langue connue ou la poursuite d’une activité structurante en fin de méthode de base (et sont aussi une méthode autonome pour les grands débutants à la volonté en tungstène.
La méthode structurée permet de ne pas s’égarer dans l’océan des formules et outils et de poursuivre un chemin tracé rassurant et encadrant. Mais pour approfondir les divers aspects d’une langue, pratiquer pour de vrai et ne pas tomber dans la routine ou l’ennui, il s’agit de l’entourer de plusieurs outils pour s’aventurer alors dans le hors piste et la réalité.
La sélection d’une bonne méthode et pédagogie est essentielle à ce stade. Privilégier quelque chose qui vous plait avec lequel vous aurez envie de travailler. Fuyez les méthodes express et compactes qui seront en général très rapidement abandonnées.
Attention, les vrais cours de langues sont extrêmement rares sous forme d’applications, ces dernières servant essentiellement à compléter un cursus et certains aspects d’une langue. Des enseignants en ligne ont généralement leur propre méthode qu’il faut connaître avant de commencer (leurs descriptifs et sites sont à examiner avec attention à l’heure du choix (voir sur le site un exemple d’un cours audio-vidéo-manuel pour le mandarin et un autre cours sous format application et un manuel (blended) pour la même langue.
Savoir perdre du temps pour choisir une méthode avec laquelle vous allez passer des mois. L’imposer si nécessaire. Un point délicat, car les enseignants et écoles ont toujours leurs solutions qu’ils astreignent, mais qui peuvent ne pas être pour vous… Changez de crémerie si elle ne propose qu’un fromage (il m’est arrivé aussi d’acheter un deuxième exemplaire pour l’enseignant). L’apprentissage fonctionne avec un cycle de travail (en bleu) à répéter avec des haltes et des chemins de traverses (en vert à droite) illustrés dans ce schéma :

En progressant, certains paliers demanderont une autre méthode adaptée au nouveau niveau. Celles pour les grands débutants ont des pédagogies différentes que pour des niveaux avancés, une évidence. Des outils complémentaires se grefferont sur la méthode pour compléter et animer le cours de base.
Choisir deux grammaires :
L’une de type lycéen avec l’essentiel et à connaître en totalité, nécessaire et suffisante pour un apprenant étranger. Ne pas se perdre dans les méandres de grammaires complexes (combien de natifs français utilisent le Grévisse (le bon usage)? On peut l’emmener avec soi et la relire à moments perdus.
L’autre, plus complète, est pour la consultation et à utiliser ponctuellement au fur et à mesure de sa progression. Il existe aussi en ligne des sites qui font très bien ce boulot ! Ebook, papier ou en ligne, ils en existent des centaines !
Bien sélectionner les outils, entre autres, du Web:
C’est le moment de remplir votre « toolbox » (colonne verte à gauche) selon la langue, le budget, le temps disponible ou vos goûts. Les applications et autres supports devront correspondre avec les différents aspects et étapes du cycle d’apprentissage en bleu clair. Le site vous permet d’en choisir avec ses centaines de tests!
Un premier conseil, favoriser les applications et supports qui vous plaisent et que vous utiliserez plutôt que « des meilleures » que vous abandonnerez éventuellement. Opter aussi pour la régularité et les sessions courtes (sauf pour les films ou musiques) pour ne pas provoquer de « burn-out ». Ne pas utiliser trop d’outils non plus à la fois. Penser à alterner leur emploi !
Idées d’outils pour travailler les différents aspects et usages d’une langue
- Un dictionnaire en ligne (linguee, reverso) ou papier
- Un vérificateur de prononciation (forvo)
- Un abonnement pour l’immersion vidéo (yabla)
- Un cours de grammaire en ligne pour un cap difficile de grammaire (le russe cas par cas)
- Un manuel de conversation (Berlitz, harraps)
- Une méthode Assimil pour travailler les dialogues ou réviser/reprendre une langue
- Des contacts et conversations (skype, Italki,…)
- Un cahier d’exercice papier ou en ligne (Assimil, espagnol facile)
- Un cahier d’écriture (chinois, russe…)
- Une grammaire simplifiée (le mémento du germaniste édition Vasseur, grammaire italienne Larousse à moins de dix euros,…)
- Un abonnement à une appli vocabulaire (learn with oliver, worddive…) pour s’occuper intelligemment à l’aéroport et parfaire sa prononciation et son vocabulaire
- Des rencontres face à face (meet-up)
- EnglishWaves (écoute d’immersion)
Go English (magazine en anglais spécialement conçu pour l’apprentissage) - Vidéos avec Captionpop ou Youtube
- Chansons et spectacles en vidéos pour le fun et le travail de la mémoire « plaisir » (Got talent et the voice, pinterest.com) ou des apps comme Lyricstraining
- Des livres sur les us et coutumes comme ceux de l’Afnor, voir l’interculturel, mode d’emploi des langues étrangères
Lire aussi notre article sur le sujet :
L’enthousiasme se trouve parmi les motivations
C’est le moteur principal du décollage et il trouve son carburant dans les motivations. Il est toutefois souvent provisoire, mais il vous fait décoller ! La régularité et les motivations profondes et durables nous font continuer (petite routine journalière tranquille, rencontres personnelles, passion pour les K-dramas…)
La phase initiale est toujours un peu trompeuse, car on avance généralement vite avec une bonne méthode. Pour la suite, accepter un ralentissement de la progression et trouver le bon rythme de croisière pour vous. Une image familière aux apprenants expérimentés…

Viser donc le A2 dans un premier temps et retrouver l’enthousiasme avec un voyage d’immersion agréable ou une belle rencontre.
La régularité est primordiale.
Un contrat de 5 minutes par jour respecté vaut mieux que des gros week-ends envisagés et abandonnés… La régularité est un facteur déterminant (voir le plus important) entre autres pour la mémorisation (SRS). Ne pas la négliger, car si l’enthousiasme nous fait effectivement démarrer, c’est elle qui nous fait continuer en créant une routine qui, respectée, conduit immanquablement sur la voie du succès !
Le professeur, coach ou tuteur
Bénéficier d’un accompagnement
Professeur, tuteur, coach, partenaire natif, tandem… Ne restez pas seul !
Même en auto-apprentissage, il faut à un moment donné faire appel à une personne extérieure. Nous le recommandons à la phase première de démarrage après éventuellement une première découverte avec une application simple. Au moins une dizaine d’heures avant de passer à des outils web est indispensable pour la grande majorité des apprenants. De plus, après un certain nombre d’heures d’étude, la conversation avec une vraie construction de phrases devient primordiale et nécessite un interlocuteur compétent (et pas juste un correspondant de chat…).
Un mixte d’outils et d’enseignants (le fameux « blended ») permettra de réduire le coût total d’un apprentissage, mais vous apprend aussi à travailler seul, mais avec de meilleures fondations. Notons que les prix de cours particuliers en ligne sont devenus très abordables avec une « uberisation » du secteur et son internationalisation (une plateforme française, par exemple, ne propose que des cours entre 5 et 15 € de l’heure). Mais attention, l’expression rapport qualité/prix n’a jamais été aussi pertinente pour ce secteur… Si la perspective du choix des 10 000 professeurs d’Italki (par exemple) vous semble ouvrir le paradis de la recherche, c’est plutôt la boite de Pandore qui vous attend !
Trouver le bon (puisque le nouveau paradigme est de choisir son prof au lieu d’être imposé) est une vraie galère. Lire notre article: comment choisir un prof sur le WEB 2.0?
La volonté
Il faut la travailler. C’est elle qui aide à la régularité de l’apprentissage (et le déclic pour se lancer à l’aventure) et est précieuse pour dépasser les « plateaux » démotivants. Un travail sur soi est parfois nécessaire et toujours utile pour développer-sa-volonté.
Viser l’efficacité et la rentabilité
C’est le moment de réfléchir à sa façon de travailler en général. Les participants trouveront ici matière à réflexion pour leur stratégie et comportement d’apprentissage.

Bien se connaître et repérer les périodes favorables pour étudier

Minimiser la charge de travail en se concentrant sur l’utile (ici 2000 mots permettent…)


L’immersion
Ce n’est pas en plongeant dans l’eau qu’on apprend à nager ! L’immersion dans un pays étranger se prépare pour être vraiment l’outil parfait et déclencheur (un séjour bien planifié provoque le déclic de la langue qui ne vous est plus alors « étrangère », une phase cruciale et incontournable pour ne pas rester en mode « étude »). Un environnement visuel, sonore et culturel total à prévoir comme point d’orgue d’une étape. Pour profiter au maximum de l’environnement, une préparation soignée est nécessaire avec vocabulaire de voyage, écoute des accents locaux et un niveau A2 en cours pour pouvoir interagir. Notons qu’il existe des séjours d’immersion en France comme dans des maisons (nombreuses) habitées par des locuteurs étrangers avec chambre d’hôtes ou des vacances dédiées type « summer camps ».
La gestion du temps
Il est important de fixer des « dead lines » pour avoir un objectif (tableau CERL) précis à atteindre et calculer les temps effectifs à répartir pour chaque session de travail dans le semainier. N’optez donc pas pour une fin trop proche et décourageante ni trop longue avec perte de temps et ennui à la clé.

Choisir un rythme
Exemple, le menu proposé par l’application « funeasylearn » (travail de vocabulaire et phrases) et la programmation des rappels modifiables à tout moment ! Ayant testé, nous conseillons 5 minutes par mois pour acquérir une première routine puis passer à 10 minutes en n’hésitant pas à faire des dépassements si vous vous sentez en forme, l’application indiquant seulement par un message que vous avez atteint l’objectif du jour (vous avez une récompense).

Pour un calcul d’objectif :
A1 – 60 hours
A2 – 160 hours
B1 – 310 hours
B2 – 490 hours
C1 – 690 hours
C2 – 890 hours
Assimil livre + cd
50 euros
110 leçons x 30 mn environ = autour de 50 heures
10 heures / mois = 5 mois
niveau B2 atteint

Avoir l’obsession de la régularité en tête en visant d’abord un objectif par étape facilement atteignable avec des temps de travail courts et les plus fréquents possible ! Ajouter des épices pour le plaisir avec des films, des chansons… qui ne sont pas des « gadgets » mais bien de réels outils. Contrairement aux apparences, travailler avec une chanson est l’une des méthodes les plus efficaces qui soient avec les bons outils (écouter ne suffit pas)!
C’est en réalité le grand secret (avec la motivation) qui évite les abandons et permet de respecter une routine. Vous serez surpris, comme pour la tortue, des résultats en bout d’année d’une routine journalière de 10 minutes par jour (dans les transports en commun par exemple) et de 30 minutes de grammaire une ou deux fois dans la semaine.
De plus, l’enthousiasme est préservé si vous n’avez pas le sentiment que le prochain épisode est un « pensum »… Malheureusement, on vous vend trop souvent des cours d’une heure, comme à l’école, alors que 45 minutes sont un maximum en termes d’attention…
Des temps « morts » de la vie peuvent être mis à profit pour l’étude des langues, c’est le « stealth learning ». Le transport en commun est un grand fournisseur de moments libres. Faire basculer son téléphone/PC dans la langue étudiée ou voir un film en VO est un autre moyen de pratiquer sans perte de temps.
Un article sympa pour vous montrer l’idée d’un planning langue avec fractionnement, mixage travail/plaisir et multi-outils :
Tous les aspects d’une langue sont à travailler avec éventuellement des outils spécifiques. Grammaire, vocabulaire, argot, expressions faciales, intonations, langages du corps, idiomes, prononciation, culturel… ils sont nombreux et souvent inexplorés ou négligés. Ils font la différence sur le terrain !

Les um, oh ah, yeh coréens chantés dans la vidéo (sympa pour travailler son coréen) ci-dessous du groupe de K-pop coréen Mamamoo, permettent de ponctuer la parole des autres pour prouver que l’on suit la conversation ou l’exposé.
Comme avec le japonais, le silence religieux est mal poli… apprendre-le-japonais/les-aizuchi-lart-de-la-conversation
Le business et l’écriture, des paramètres pas toujours évidents et qui rassemblent bien des aspects culturels écrire un mail en mode anglais.
Mémoriser, entretenir, réactiver (trucs et astuces)
Utiliser les trucs et astuces des autres
Les professionnels et leur expérience d’enseignants sont précieux, mais ceux d’élèves comme vous le sont aussi, car encore plus proches de vos préoccupations ! Comparez et retenez ceux qui vous paraissent les plus pertinents.
Un résumé sympa et bien vu d’une école de langue anglaise !

Conseils de pros ou d’amateurs très avertis
- Une Américaine à Lyon qui a tout compris des difficultés des Français
- Un Américain: des choses simples et du bon sens mais variables selon l’individu. Pour mieux apprendre les langues, faites moins d’efforts
- Un Russe: des conseils simples mais apprendre une langue, c’est tout bêtement ça!
- Les videos sympa de OUINO qui vous donnent les clés toutes simples pour bien apprendre une langue et permettent de progresser en anglais 🙂
La blogosphère, où pullulent tant de conseils en tous genres pour apprendre une langue étrangère, est devenue un terrain de chasse de nouveaux et zélés prédicateurs.
Depuis quelques années, et ce, dans le monde entier, une nouvelle vague de gourous, la plupart jeunes voyageurs à plein temps, diffusent la bonne parole aux accents révolutionnaires (en fait souvent, c’est surtout le marketing qui l’est…) inspirée de l’iconique vaisseau amiral « fluent in three months » de la famille des « repousse de cheveux en 24 heures » ou perdre « 10 kilos en une semaine ». Nous avons donc eu l’idée d’une petite compil’ de trucs (trouvés sur le web ou les nôtres) toujours intéressants à connaître et indépendante de toute « vente ».
Vous pouvez demander à chaque participant tour de table) de témoigner de leur expérience personnelle avec 1 ou 2 exemples pris dans la liste.
L’approche
- Les bonnes motivations (le besoin ne suffit pas!)
- Viser le plurilinguisme (qui vous ouvre les portes du monde et accroît votre capacité à apprendre). Après 3 ou 4 langues, même plus peur !
- S’éloigner des méthodes passées si ce n’est pas votre tasse de thé, mais se rappeler que parfois, c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe
- Ne pas se mettre la pression, ça rentrera moins bien
- Ayez un œil neuf et ouvert en mettant de côté les mythes répandus sur le web des langues étrangères
- Oubliez la légende du Français nul (l’Anglais, oui)
- Éviter les cours collectifs (en grand nombre). En dehors du fait qu’un cours particulier est adapté et plus intense, l’écoute des erreurs des autres et le faible temps de parole en fait une source de confusion
- Prenez des « risques » en faisant des choses que vous ne faites habituellement (aborder des inconnus, discuter avec vos voisins en train, bus, avion…)
- L’intensité et la régularité 2 fois deux heures par semaine est plus payante qu’un gros week-end ou une heure par semaine.
- Être curieux, observez et écouter (même si c’est impoli 🙂
- « Do not be concerned with speed, but rather, with accuracy »
- Trouver les trucs qui vous conviennent. Il n’y a pas de modèle unique ni de situation identique. Les méthodes peuvent varier selon la personne, la langue apprise et l’objectif. Aucune n’est adaptée à tous le monde, chacun doit faire sa propre cuisine.
- « Language learning is a highly cumulative process. It is like making a tower out of blocks: you keep building on top of what you did the day before »
- Aller à l’aventure avec des rencontres ou vers des aspects originaux et moins utilisés d’une langue (calligraphie…)
- Prendre son temps. Ne pas se mettre la pression (vous avez appris le français en trois mois ?)
- Humilité, patience et volonté. Apprendre une langue, c’est un long chemin à prendre tranquillement avec des hauts et des bas
- Attitude décomplexée (qui vous demande de parler comme un natif pour communiquer ?)
- Faîtes des erreurs (et avec le sourire) qui ne sont pas perçues comme telles par des natifs, mais comme le courage et la volonté d’apprendre leur langue
- Découvrir comme un enfant sans se poser trop de questions
- Le bon choix d’une langue en fonction de ses objectifs et opportunités d’usage
- « learn in context ». Plus que des listes de mots, les phrases permettent mieux de retenir le mot ET le sens (exemples : Babla, Linguee, Reverso)
- Ne pas croire que tout le monde se moque de vous parce qu’il parle une langue étrangère et si c’était le cas, imaginez les quand ils parlent, eux, votre langue…
- L’Europe, avec des langues majeures (anglais, russe, espagnol, français), entre autres, est un formidable terrain d’entraînement avec ses opportunités et ses courtes distances. Profitez-en!
La technique
- Procédez par petites étapes, n’en faites pas une montagne! se fixer de petits objectifs faciles à atteindre
- Créer vos propres outils !
- Fixer des dates limites dans votre agenda et créer un planning raisonnable, voir très facile à suivre
- Travailler entre 15 minutes et 30 minutes par jour
- Se créer des rites et des points ou moments d’ancrage (une tasse de thé, un jour, une heure…) pour baliser la régularité
- S’inscrire à des applis gratuites qui vous envoient un exercice chaque semaine pour acquérir une habitude et « s’amuser »
- Trouver des partenaires natifs fiables avec un véritable esprit d’échanges et volonté d’apprendre (pas si facile)
- Concentrez-vous sur un vocabulaire utile que vous utiliserez souvent, d’où la mémorisation, par exemple de 1000 mots qui font 80% des conversations (500 mots, 50% des conversations).
- Utiliser à fond les mini guides de voyage (Berlitz, Harraps…) en relisant avant l’action (en entrant dans une boutique par exemple)
- Trouver les opportunités d’utiliser vos connaissances quelque soit votre niveau
- Achetez une grammaire simple pour ne pas vous décourager (les Français ont ils toute la grammaire de Grévisse à la maison, les subjonctifs sont-ils si fréquents dans la conversation ?)
- Arriver à « jouer » avec des exercices de grammaire ou s’habituer à une petite lecture le soir d’un article d’une grammaire « alphabétique » (bien choisir le niveau d’exercice et l’outil pour y parvenir)
- « The only way to learn a language is to make quite a bit of effort on a daily basis.”
- Pratiquer le « stealth learning » en passant vos logiciels et appareils (TV, mobile…) dans la langue cible.
- Apprendre la grammaire en « l’écoutant « et pas seulement dans les livres de grammaire. La lecture d’un livre facile vous aidera à la comprendre et l’utiliser
- Programmer des moments calmes et sans pression pour y prendre plaisir et ne pas en faire un pensum
- Lire les traductions de chansons, trouvables sur le net à lire en les écoutant
- Écrire (travail de la mémoire « digitale » et visuelle). Communication sans pression
- Des post-it sur tous les objets de la maison pour le vocabulaire et faire participer la famille
- S’initier avec des applis de « gamification » qui font penser aux jeux vidéos pour la phase découverte et initiation comme Duolingo ou Worddive
- Varier les périodes d’apprentissages avec un travail régulier à votre rythme et des phases intensives (immersions, points de grammaire difficiles, cours intensifs…)
- Toujours vérifier une prononciation (avec Forvo par exemple) ou une orthographe pour ne pas rester dans le doute
- Utiliser des logiciels de répétition espacée ou « flashcards » pour réviser et mémoriser le vocabulaire à l’écrit comme à l’oral
- Parler à voix haute (permet de combattre la peur de parler et aide à la mémorisation par le mouvement des lèvres)
- « Comment dit-on » votre phrase qui ne s’use jamais quand on s’en sert à l’étranger
- Les applications « fast and fluent » ne vous dispenseront jamais d’un vrai cours structuré pour acquérir un socle solide et une future base de lancement
- Variez vos outils pour une plus grande agilité et moins de monotonie
- Découvrir les nombreuses listes de « tips » du web, inspirées de l’expérience vécue
- Savoir étudier!
- Travailler la mémoire et son organisation avec la petite rédactrice
- User du multisens (son , image, écrit , prononciation à voix haute, gestuelle, musique…)
L’environnement
- Conversez, conversez, conversez..(tandem, applis talk, rencontres meet-up, café langues, voyages…). Skype, facetime, hangout…are your best allies!
- Éviter les environnements « internationaux » et demander à vos interlocuteurs de vous aider (et ne pas parler une autre langue que vous connaissez sauf en cas d’urgence !)
- Faire un pacte avec la famille et les faire parfois participer avec un jeu. Les initier à votre tour (être prof est très formateur).
- L’immersion (avec une base minimale solide) est à rechercher en toutes circonstances (cafés, réunions polyglottes, voyages)
- S’exposer aux natifs (touristes, étudiants, clients…)
- La musique adoucit les mœurs et développe les langues étrangères. L’association plaisir et travail des langues est un des facteurs de la mémorisation efficace. L’immersion par l’audio ou la vidéo (YouTube, radios, tv, film…) est un moyen naturel d’apprendre sans s’en rendre compte et de s’exposer aux accents et expressions de la vraie vie. Une bonne philosophie, Languages is music de Susanna Zaraysky
- Observer et écouter (dans un café, supermarché…) à l’étranger
- Éviter en voyage les compatriotes et ceux qui parlent une langue que vous connaissez
Enfin une règle d’or de l’apprentissage d’une langue évoquée par un expert :