ConnaĂźtre et pratiquer des langues Ă©trangĂšres, c’est dĂ©jĂ bien, mais ne suffisent pas. Il faut en effet en percevoir les variations, les subtilitĂ©s, la sĂ©mantique et les contextes d’usage. L’interculturel, c’est le mode d’emploi des langues Ă©trangĂšres…
Par exemple, l’expression, « c’est du propre ! », que l’on adresse Ă un enfant, traduit mot Ă mot par un Ă©tranger, lui semblera curieux. Un baiser, le nom, n’a pas le mĂȘme impact que le verbe⊠Le blanc, signe de deuil en Chine, est celui du mariage en France et repasser un t-shirt est incomprĂ©hensible pour un AmĂ©ricain. Des anecdotes qui peuvent vite ne pas se rĂ©vĂ©ler amusantes du tout et les nombreuses gaffes (soyons politiquement correct) de nos politiques Ă l’Ă©tranger sont lĂ pour en tĂ©moigner. L’interculturel, c’est aussi la clĂ© d’une exportation rĂ©ussie comme Ă©lĂ©ment essentiel de la relation client.
« La connaissance de base des cultures Ă©trangĂšres est souvent identique Ă celle des pĂ©plums pour l’histoire antique »
- L’interculturel, c’est s’Ă©tonner tous les jours, ne pas juger et apprendreâŻ!
- L’interculturel, c’est la tĂȘte effrayĂ©e d’un professeur taĂŻwanais de mandarin quand je ne traçais pas le caractĂšre en forme de carrĂ© selon les rĂšgles traditionnelles d’Ă©criture (pourtant au rĂ©sultat final Ă©quivalent)
- L’interculturel, c’est aussi l’apprentissage de la patience pour le nĂ©gociateur « dynamite » en Allemagne qui doit de toute façon attendre la fin de la phrase de son interlocuteur, le verbe donnant le sens de celle-ci n’arrivant souvent qu’Ă la fin en raison de la structure grammaticale de la langue (ce qui a sĂ»rement encouragĂ© l’habitude de ne pas interrompre quelqu’un dans ce paysâŠ)
- L’interculturel, c’est aussi comprendre ce que les autres croient savoir de vous
- L’interculturel, ce sont des milliers de petits trucs, mais surtout une attitude…
- PĂ©rimĂštre d’action de l’interculturel
Si le langage non verbal et les tocs (maniĂ©rismes) communs sont facilement repĂ©rables et assimilables par la lecture d’ouvrages spĂ©cialisĂ©s, des formations basiques (Ă©tiquettes des affaires dans le monde) ou des sites internet sur le sujet, la rĂ©elle difficultĂ© est la comprĂ©hension de la pensĂ©e de l’autre et de sa rĂ©activitĂ© Ă votre discours et attitude. Le fond social, historique, culturel ou Ă©conomique⊠nĂ©cessaire relĂšvent de la sociologie, philosophie, gĂ©ographie, histoire et bien d’autresâŻ!
Pour qui ?
Les particuliers, comme touristes ou voyageurs, et les professionnels aux degrĂ©s divers d’implication comme l’expatriĂ© court terme ou long terme, le professionnel issu d’un groupe multinational ou le commercial export d’une PME, les personnes travaillant pour le tourisme, les personnels diplomatiques, les marins et militaires en mission ou encore les volontaires pour l’expatriation dĂ©finitive (en hausse). Bref, un peu tout le monde…
Comprendre & savoir
En dehors des gadgets interculturels (trĂšs sympas Ă connaĂźtre), une premiĂšre approche sociologique et philosophique reste Ă prescrire avant autre action.

PremiĂšre Ă©tape, le soi personnel et collectif : apprentissage de l’Ă©coute et de l’empathie, dĂ©veloppement personnel incontournable (qui semble toujours escamotĂ© pour des motifs de temps et de budget) et dĂ©couverte objective de sa culture collective.
Une Ă©tape Ă prendre au sĂ©rieux : quoi? Moi, un pro de la vente un stage de socio! Nous faisons de l’interculturel pas du Yoga…
Pour une mise en condition initiale indispensable de votre pensée et et de votre perception des autres:
Il est indispensable de connaßtre les clichés et opinions des étrangers sur la France et les Français. Des ouvrages, rarement en français, existent sur ce sujet. Il faut, sans agacement et avec lucidité, retenir les enseignements des ouvrages ou blogs (une bonne ressource) pour comprendre les réactions de vos interlocuteurs dans vos rencontres. Au-delà de la simple curiosité intellectuelle, les applications pour les affaires sont primordiales comme dans cet exemple France-USA.
L’oubli de la premiĂšre Ă©tape ne peut que conduire Ă une approche mĂ©canique, superficielle et faussĂ©e de l’interculturel, la forme sans le fondâŠ
La seconde Ă©tape est la connaissance, dont celle de la diversitĂ© des pratiques professionnelles ou populaires des pays (cette approche paraĂźt plus « rentable » pour les entreprises). Le piĂšge le plus frĂ©quent est le « couloir anglo-saxon » dans lequel s’engouffrent nombre de professionnels par facilitĂ© (ils ne connaissent que l’anglais) et fascinĂ©s par le stĂ©rĂ©otype et statut social de la multinationale « Ă l’amĂ©ricaine » et abusĂ©s par le marketing facile des formations Ă la sauce Hofstede (mais qui reste un bon cadre de dĂ©part) et ses catĂ©gorisations simplistes. Ajoutons la spĂ©cialisation pays, car mĂȘme les formateurs les plus expĂ©rimentĂ©s ne peuvent ĂȘtre experts pour tous les pays du mondeâŻ!
Cet intĂ©ressant site canadien rĂ©sume assez bien les champs principaux de dĂ©couvertes. Cette mĂ©thodologie est intĂ©ressante et le panorama des connaissances pertinent avec un avis bipolaire sympathique et rĂ©vĂ©lateur. Toutefois, le rĂ©sultat est assez simpliste et dĂ©pendant de la culture personnelle du spĂ©cialiste. Le site prĂ©sente pour chaque pays un conseiller local et un Canadien. Pour l’Ukraine, le hasard a voulu que sa reprĂ©sentante de l’ouest du Pays prĂ©sente une vision partielle (et partiale ?). Quelle est la vision de la France pour un CorseâŻ? Car il y a des cultures (et indĂ©pendantes des langues). Il faut donc diversifier ses sources et mettre en permanence Ă jour ses connaissances, l’Ă©volution des cultures Ă©tant constante.
Une analyse sociologique pour chaque pays par des gens qui y vivent ou sont en contact permanent est prĂ©fĂ©rable/indispensable parce qu’il faut y vivre, avoir vĂ©cu trĂšs longtemps et y voyager trĂšs rĂ©guliĂšrement pour mieux ressentir et percevoir la culture en perpĂ©tuel mouvement de son interlocuteur. Une Allemande, traductrice et enseignante en France depuis vingt ans avoue ĂȘtre « dĂ©calĂ©e » dans la rĂ©daction de ses traductions. Un Français installĂ© sans retour depuis 15 ans aux USA peut-il apprĂ©hender correctement la France d’aujourd’huiâŻ?
AcquĂ©rir des compĂ©tences pour l’export…

360 ° doivent ĂȘtre le rayon d’action de votre radar. L’actualitĂ©, l’Ă©conomie, la langue⊠Apprendre, si vous vous intĂ©ressez Ă la Chine par exemple, c’est aussi, peut-ĂȘtre, pratiquer le tai-chi-chuan, le kung-fu, la calligraphie ou le shiatsu⊠et la cuisine chinoise ! (en particulier avec des enseignants chinois parlant peu le français, vous dĂ©velopperez ainsi des facultĂ©s d’Ă©coute, de lecture et d’interprĂ©tation prĂ©cieuses (expĂ©rience personnelle).
ConnaĂźtre aussi les rĂ©elles capacitĂ©s de comprĂ©hension et d’usage de leurs langues Ă©trangĂšres et comprendre l’impact de l’interculturel.
Une troisiĂšme Ă©tape est la pratique et l’immersion (dĂ©couverte du R.O.I et compte de rĂ©sultats de la formation interculturelle.) Rappel : vivre un pays dans une bulle d’expat, c’est dĂ©jà ça, mais vivre Ă la locale est beaucoup plus formateur !
La quatriĂšme est le mariage mixte et l’Ă©ducation des enfants, stade ultime du ressenti interculturel.
Comment apprendre ?
Observation, comprĂ©hension, communication, c’est le credo inscrit sur cette page passionnante et utile pour votre rĂ©flexion mĂ©thodologie que et interculturelle : Une bonne synthĂšse, ressource du Norquest College pour un travail de groupe
Le développement est individuel et fondé sur votre personnalité et capacité avec une éventuelle déconstruction-reconstruction initiale de votre perception des autres.
OĂč apprendreâŻ?
Sociétés de conseil, écoles de langues, formations en ligne, centres culturels⊠et les forums (et ses chocs culturels sans risque), toutes les formules sont intéressantes.
Apprendre la variable interculturelle pendant l’apprentissage de la langue avec un enseignant de langue native, c’est dĂ©jĂ bien⊠mais les professeurs de langues sont rarement des professionnels de la vente (pour les exportateurs) et le ressenti d’un environnement 360° est imbattable.
Notons qu’en France les formations semblent trĂšs compartimentĂ©es Ă l’image de la mĂ©decine⊠Le formateur « dĂ©veloppement personnel » cĂŽtoie rarement « le linguiste » et « l’expert interculturel ».
Mais la meilleure de toutes les formations, c’est le sĂ©jour en immersion dans le paysâŻ!
Les sĂ©jours linguistiques Ă©ventuels en famille ou scolaire de votre jeunesse sont Ă cet Ă©gard une excellente prĂ©paration. Cependant, le sĂ©jour « adulte » immergĂ© dans une famille en terre Ă©trangĂšre et sans repĂšre habituel est le bon complĂ©ment d’une formation thĂ©orique. Il rĂ©volutionne votre approche, car, en vivant au quotidien cette tranche de vie et celle donc de vos prospects, le ressenti obtenu vous donnera une sensibilitĂ© et une comprĂ©hension, voire une complicitĂ© naturelle avec eux. De plus, la pratique de la langue en immersion totale et son imprĂ©gnation mentale vous la fera paraĂźtre plus tout Ă fait Ă©trangĂšre.
Mais ceci demande un isolement et un bain linguistique total (pas une bulle « d’expat » au confort organisĂ© pour « survivre en terre Ă©trangĂšre » !) Sacrifice de vacances, rupture avec son confort personnel et ambiance stage de survie sont le prix Ă payer pour une approche ethnologique sans Ă©gale (ou comment devenir un voyageur en lieu et place d’un « touriste »)
- Allez chercher des destinations linguistiques perdues et isolées (et non pas un séjour glamour à Londres)
- Vivre chez l’habitant et faire les courses avec…
- Une tournĂ©e avec un revendeur/agent/reprĂ©sentant local, comme coach de terrain (Ă©couter, observer…).
- PrivilĂ©gier l’immersion, mais pas sans avoir quelques clĂ©s avant de partir pour faciliter la comprĂ©hension et ne pas tomber dans le puits de l’ignorance ou du rejet.
- Laisser les stéréotypes à la maison
- Ne pas jouer au comparateur. Oublier l’expression « c’est mieux en… »
- Rester objectif. Tout n’est pas blanc ou noir. Il existe des phases de ressenti souvent dĂ©crites sur les sites dĂ©diĂ©s aux expatriĂ©s
- Lire et correspondre avec des blogs d’expatriĂ©s
Veille interculturelle
L’Internet a rĂ©volutionnĂ© la recherche d’informations, car il permet une veille interculturelle riche Ă distance. La lecture de journaux et de sites en ligne (avec un logiciel de traduction automatique Ă©ventuellement) remplace les coupures de presses ou Ă©tudes vieillottes des centres d’informations, export de mon ancienne vie d’Ă©tudiant d’avant l’Internet (il est un temps que les moins de vingt ans…)
Toutefois, une trop grande richesse d’informations trop diverses aux sources parfois peu fiables ou invĂ©rifiables est la rĂ©elle difficultĂ© de l’exportateur et chercheur d’aujourd’hui et demande une mĂ©thodologie et un travail de documentaliste chevronnĂ© et sĂ©lectif.
Des logiciels pointus de veille, recherche, curation… multilingues peuvent agrĂ©ger de maniĂšre remarquable des informations, mais ont un coĂ»t. Digimind (sociĂ©tĂ© grenobloise) est une rĂ©ussite Ă cet Ă©gardâŻ! L’agilitĂ© mentale, les langues Ă©trangĂšres, la connaissance des outils de recherche sont trĂšs sollicitĂ©s pour une recherche naturelle et permettent toutefois des rĂ©sultats prĂ©cis et de valeur (mais attention Ă la dispersion et Ă la perte de temps).
Quelques ressources originales
De nouvelles ressources sont aussi disponibles sur les rĂ©seaux sociaux, blogs et forums. Ă titre d’exemple, GRI (gestion des risques interculturels), les regards interculturels d’AktĂ©os (sur LinkedIn).
Pour aller plus loin
Communicationorganisation.revues.org
- Ătude des cultures nationales et apparition du management interculturel
- Plusieurs regards sur lâattentĂ© en entreprise
- Le triple effet des situations interculturelles
- La relative mĂ©fiance des dirigeants dâentreprise face Ă la question de lâidentitĂ© culturelle et face aux sciences humaines
- Vers une nécessaire approche interdisciplinaire des problÚmes interculturels
Développer la compétence interculturelle
Livres ou collections incontournables




Il est apprenant étranger, faites des efforts !
Ou comment parler en français Ă un Ă©tranger. Quelques rĂšgles simples, mais essentielles pour communiquer avec un Ă©tranger en ayant toujours Ă l’esprit que vous serez aussi un jour dans cette situation loin de chez vous…
Langage
- Parler si possible dans sa langue, mais aussi en français (mĂȘme si son niveau est faible) s’il souhaite vous montrer ses talents ou apprendre.
- Parler clairement, lentement et en articulant, mais pas trop normalement pour ne pas le rabaisser comme si vous parliez Ă un enfant. (ce qui en fait est le cas selon le niveau)
- Ne coupez pas les conversations et attendez patiemment leur fin (surtout pour des Allemands ou le verbe se retrouve parfois Ă la fin et explicite toute la phrase:-)
- « Soyez conscient que de possĂ©der des compĂ©tences dans une langue est autre chose que dâen possĂ©der une parfaite comprĂ©hension. »
Attitude et comportement
- Mettre en confiance la personne par votre attitude neutre
- Prendre son temps et ĂȘtre patient
- Lorsqu’il a une rĂ©action Ă©motive, positive ou nĂ©gative, restez neutre et ne vous emballez pas.
- « ConsidĂ©rez avec sĂ©rieux ce qui peut vous sembler ĂȘtre des suggestions farfelues et inopportunes. »
- Observez, Ă©coutez et tourner sept fois…
- Abordez chaque rencontre comme une découverte et un moment de vie
- Ne pas intimider. Modérer votre ton de voix.
- Laisser Ă un groupe le temps de s’exprimer entre eux dans leur langue natale sans montrer de signe d’impatience ou d’Ă©nervement
- Souriez et montrer de l’enthousiasme si vous connaissez leur culture sinon rester neutre
- Ătre tolĂ©rant en vous imaginant Ă sa place
- C’est un pĂšre, une mĂšre, un fils, une fille, un passionnĂ© de quelque chose, qui a des soucis de travail, qui aime sa famille et aller en vacances… comme VOUSâŻ!
Trucs
- Choisir ou se déplacer dans un endroit calme sans musique de fond ou bruits de rue pour mieux comprendre et accroßtre sa concentration
- Reformuler en cas d’incomprĂ©hension Ă©ventuellement Ă l’aide de dessin, photos, gestes (connaĂźtre les gestes offensants et variables selon les nationalitĂ©s. VĂ©rifier la bonne comprĂ©hension mĂȘme s’il semble avoir compris (il peut le faire par politesse).
- Ăvitez les expressions, le jargon, les sigles, les mĂ©taphores, dictons…
Savoirs
- De petits mots, des gestes, des silences peuvent avoir une signification importante selon les cultures et n’ont peut-ĂȘtre rien Ă voir avec votre interprĂ©tation personnelle.
- Apprenez les cultures et les aspects de la communication Ă l’international
- Mettez de cÎté les stéréotypes un instant
Comment corriger ses erreurs de français ?
Soyez comprĂ©hensif ! Il fait des efforts pour parler votre langue. Remerciez-le. Notez pendant votre conversation quelques erreurs rĂ©currentes et lui signaler Ă la fin de votre conversation. Soyez positif mĂȘme si vos oreilles ont Ă©tĂ© meurtries et fĂ©licitez-le.
Ne pas l’interrompre sauf pour reformuler pour une comprĂ©hension certaine. Ne pas vous lancer dans de grandes explications, c’est juste une conversation !
Savoir ne pas corriger s’il ne le souhaite pas, juste reformuler.
Notes
Se mĂ©fier dans l’interprĂ©tation de vos observations des stĂ©rĂ©otypes courants qui sont toujours prĂȘts Ă ressurgir, en particulier avec des gens de couleur, de religions diffĂ©rentes de la vĂŽtre ou en relation avec le sexe opposĂ©. Votre culture + celle de votre interlocuteur + les stĂ©rĂ©otypes de chacun + plus la variable de genre + complique la donne…
Ce grand mĂ©lange incite Ă une attitude prudente et en retrait pour ne pas « gaffer », mais qui semblera moins chaleureuse, distante et perçue Ă©ventuellement comme arrogante ! Pour agir, il faut connaĂźtre, mais aussi savoir prendre des risques Ă©valuĂ©s et calculĂ©s !
L’importance des disparitĂ©s interculturelles est parfois surĂ©valuĂ©e, car nous avons un socle commun Ă tous les hommes et les femmes de la planĂšte. Chacun aime une famille, des amis, les fĂȘtes ou les vacances, de l’argent pour vivre, rire, manger, le besoin d’amour et la fiertĂ© de son territoire. S’appuyer sur ces bases pour communiquer est une bonne piste !
L’affiliation Ă une passion commune est aussi un puissant ressort d’une attĂ©nuation des conflits interculturels. Ayant participĂ© Ă des rĂ©unions de jeux de sociĂ©tĂ© Ă l’Ă©tranger (un de mes hobbies) et ayant Ă©tĂ© quelques annĂ©es arbitre au championnat international europĂ©en qui se dĂ©roule chaque annĂ©e Ă Essen en Allemagne, j’ai toujours constatĂ© que la passion de cette activitĂ© gommait totalement les frictions Ă©ventuelles et les stĂ©rĂ©otypes pris avec humour et comprĂ©hension.
Des joueurs de golf, des passionnĂ©s d’Ă©quitation, des collectionneurs de timbres⊠MĂȘme sans la maĂźtrise des langues se comprendront et s’apprĂ©cieront.
Proscrire l’humour, La premiĂšre leçon interculturelle ! Il est Ă rĂ©server aux experts de haut vol et encore, avec beaucoup de prĂ©parationâŠ
N’oubliez pas que votre statut d’Ă©tranger vous donnera quand mĂȘme un droit Ă l’erreur minimum et parfois de la sympathie ou de l’amusement (qu’il est drĂŽle ce Belge avec son « septante »âŠ) en raison de votre maladresse ou de votre diffĂ©rence (un truc subtil Ă jouer surtout dans les pays Ă connotations rĂ©ciproques positives ou historiquement liĂ©es).
Pour convaincre comme exportateur, il faut aussi creuser plus profond et imaginer les ressorts psychologiques de votre prospect dont l’identitĂ© lui est propre et est plus ou moins influencĂ©e par son cadre culturel personnel ! Si l’on peut repĂ©rer des caractĂ©ristiques communes Ă des groupes de personnes ou de population, la culture d’une personne est une rĂ©sultante unique d’une culture personnelle.
L’interculturel, c’est aussi savoir rester soi-mĂȘme.
Atout
Le talent incontournable Ă l’export est surtout cette sensibilitĂ© culturelle et les connaissances minimales interculturelles pour une communication rĂ©elle, vivante et sans accroc qui ne devra pas ressembler Ă un contact aseptisĂ© « d’aĂ©roport ». L’empathie et une sympathie sincĂšre pour l’autre sont nĂ©cessaires pour l’Ă©tablissement de relations professionnelles de confiance prĂ©pondĂ©rantes dans la plupart des pays (moins aux USA, par exemple, liĂ©es Ă la culture de la rĂ©ussite, compĂ©tition et argent)
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